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	<title>Lionel Remy-Hendrick &#8211; Capaciti</title>
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	<title>Lionel Remy-Hendrick &#8211; Capaciti</title>
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	<item>
		<title>L’intérêt de l’enfant et sa parole</title>
		<link>https://www.capaciti.eu/de/blog/2025/06/03/linteret-de-lenfant-et-sa-parole/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Remy-Hendrick]]></dc:creator>
		<pubdate>Tue, 03 Jun 2025 06:29:45 +0000</pubdate>
				<category><![CDATA[Ressource]]></category>
		<category><![CDATA[anthropologie]]></category>
		<category><![CDATA[droits de l'enfant]]></category>
		<category><![CDATA[enfance]]></category>
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					<description><![CDATA[Lionel Remy-Hendrick, chercheur sur le projet CAPACITI et maître-assistant pour le bachelier assistant social à l’Hénallux a publié un premier article dans Les Cahiers du Travail Social (IRTS de Franche-Comté). » ...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="950" class="elementor elementor-950">
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									<p>Lionel Remy-Hendrick, chercheur sur le projet CAPACITI et maître-assistant pour le bachelier assistant social à <a href="https://www.henallux.be/" target="_blank" rel="noopener">l’<b>Hénallux</b></a> a publié un premier article dans Les Cahiers du Travail Social (<a href="https://www.irts-fc.fr/" target="_blank" rel="noopener"><b>IRTS de Franche-Comté</b></a>). »</p>								</div>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Coup d’œil ethnographique
dans les provinces belges
de Liège et de Luxembourg</h2>				</div>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Introduction</h2>				</div>
				</div>
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									<p>Est-il possible de considérer sérieusement l’intérêt de l’enfant tout en prenant
sa parole en compte ? Dans cet article, nous allons tout d’abord modestement
essayer de déplier cette tension structurante qui existe entre intérêt et parole
de l’enfant en s’appuyant sur les réalités du travail social dans les provinces de
Liège et de Luxembourg en Belgique. Dans un second temps, nous proposerons
– à l’aide de l’analyse structurale – une inspection plus minutieuse de la parole
de trois enfants de la province de Liège au sujet du droit en général et des droits
de l’enfant en particulier.
Les résultats préliminaires de cette recherche s’inscrivent dans le contexte plus
général du projet CAPACITI (PartiCipation, plAce et Pouvoir d’ACtion des enfants
dans la promoTion de leurs droits, Interreg, 2024-2028) dans le cadre duquel
plusieurs chercheurs réalisent des enquêtes dans les provinces de Liège et de
Luxembourg en Belgique – entre autres autour de la question de la participation des enfants à leurs droits – mais aussi en France (Lorraine) et en Allemagne
(Rhénanie-Palatinat), avec la collaboration du Grand-Duché de Luxembourg.</p>								</div>
				</div>
				</div>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">La parole et l’intérêt de l’enfant : une tension centrale</h2>				</div>
				</div>
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									<p>Aujourd’hui, il est relativement entendu que l’enfant doit être considéré comme
un acteur et consécutivement, qu’il est important d’agir à différents niveaux pour
favoriser sa participation (à l’école, au système démocratique, etc.). Le fameux
article 12 de la Convention relative aux Droits de l’Enfant (notée CDE) consacre d’ail
leurs le droit de l’enfant capable de discernement à être entendu sur toute question
l’intéressant. Pourtant, à peine les bases légales sont-elles évoquées que la boîte de
Pandore s’ouvre déjà en grand : « capable de discernement » ? Que pouvons-nous
dire du discernement d’autrui et surtout comment sommes-nous en mesure de
l’apprécier ? De savantes discussions nous rassureront quant à l’importante marge
de manœuvre laissée aux décideurs ici débarrassés des seuils d’âge, ou encore à
la « présomption de capacité » établie par le Comité des droits de l’enfant (Paré
&amp;amp; Bé, 2020) tandis que d’autres s’inquiéteront de l’imprécision et du caractère
malléable de cette notion venant limiter l’expression des enfants dans le système
judiciaire (Dekeuwer-Défossez, 2012). La question du discernement comme celles
de l’autonomie, de la protection, de l’intérêt de l’enfant ou de sa parole sont
autant d’enjeux contemporains pour le travail dans le « secteur jeunesse » mais
aussi pour les sciences juridiques et sociales. Un petit tour d’horizon s’impose.</p>								</div>
				</div>
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									<p>Il nous faut tout d’abord considérer la construction de la vulnérabilité de l’en
fant. En effet, la vulnérabilité de l’enfant est assurément l’un des plus importants
points de convergence de tous les clivages que nous pourrions évoquer ici. Elle est
à la fois le donné biologique de l’altricialité secondaire (Portmann, 1990 ; Lahire,
2023), c’est-à-dire le constat de la longue phase de développement extra-utérin
du jeune humain et de son absence d’autonomie durant cette période pour deve
nir ensuite – au fur et à mesure – plus qu’un statut construit par les perceptions
que peuvent en avoir les adultes (Mayall, 2015). Cet être chétif qu’un rien ne
brise – pour paraphraser Durkheim – doit cependant passer d’objet de nos soins
à sujet de droits. Comme de juste, la notion de vulnérabilité fera son parcours au
sein des théories juridiques (volonté/intérêt), en constituant soit un obstacle soit la
« raison justifiant les droits » (Paré &amp; Bé, 2020 : 232). Une fois la vulnérabilité de
l’enfant « naturellement » établie, il s’agissait donc d’en tenir compte. Les autrices
Mathieu &amp; Rasson (2018) rappellent à ce titre le préambule de la CDE : « l’enfant,
en raison de son manque de maturité physique et intellectuelle, a besoin d’une
protection spéciale et de soins spéciaux, notamment d’une protection juridique
appropriée, avant comme après la naissance ». Aux autrices d’immédiatement
ajouter que cela est insuffisant et qu’un mince équilibre entre cette protection et
le droit de l’enfant à l’autonomie devra être progressivement trouvé. Cette inquié
tude justifiée de voir l’autonomie de l’enfant sabordée à mesure qu’il la réclame
nous projette de plain-pied au cœur d’une tension – qui se décline de multiples
manières, aucune forme ne recouvrant tout à fait les autres – dans lequel nombre d’acteurs naviguent encore aujourd’hui : protection / autonomie, intérêt / parole,
objet / sujet ou dépendance / agency.</p>

<p>« Cette double conception – dépendance et agency, enfant objet et enfant sujet
– a irrigué le droit, et l’adoption de la Convention internationale des droits de
l’enfant en porte la trace, entre éthique de responsabilité (des adultes) et recon
naissance de droits à des formes d’autodétermination (des enfants) » (Octobre
&amp; Sirota, 2021, 20).</p>

<p>Il est tout à fait crucial d’avoir cela à l’esprit parce qu’à l’instar de la description
dressée par Octobre et Sirota (2021), il semble que cette « double conception »
devienne ensuite bien davantage, une tension centrale, voire un clivage quand il
est question du travail social avec des jeunes. Pour notre propos, intéressons-nous
plus avant à la forme particulière du clivage de l’« intérêt/parole » de l’enfant.
Notons que par « intérêt » de l’enfant – qu’il soit supérieur ou non – on entend
d’abord évoquer la tentative conceptuelle ample et un peu floue qui espère englo
ber les initiatives de protéger l’enfant (Leconte, 2023) et garantir ses droits (Mélis,
2023). La question se pose toutefois : « Mais qui mieux qu’un enfant peut définir
ce qui relève de son intérêt ? » (Idem, 46). La parole, fut-elle rendue à l’enfant,
demande encore à être récoltée.</p>

<p>Les travailleurs sociaux dans le secteur jeunesse luxembourgeois, en tant que
véritables intellectuels organiques (Gramsci, 1975, Cahiers 12, §1), se réfèrent rapi
dement au clivage intérêt/parole dans leur pratique quotidienne et dans leurs inte
ractions avec les différents services de la province : « Au SPJ [Service de Protection
de la Jeunesse], ils prennent en compte l’intérêt du jeune, pas la parole du jeune (…).
Ils n’ont pas discuté avec le jeune, c’est pas possible. Parfois ça ne correspond même
pas à son bien-être » (Martha, directrice d’une Association Sans But Lucratif).
En effet, selon l’endroit du monde social dans lequel le jeune va se retrouver,
son avis importera ou non : « Pour nous, s’il est mineur, son avis passera toujours
après l’avis du psychiatre. Si le psychiatre s’oppose par exemple au retour à domicile,
nous allons respecter l’avis du psychiatre » (Aude, infirmière en hôpital psychia
trique). À l’inverse, d’autres travailleurs sociaux décideront de placer sa parole au
centre de l’intervention, de « faire coalition avec lui », quitte à « l’accompagner dans
le mur »1. D’un côté, l’autorité s’exerce dans l’intérêt du jeune, selon une gradation
allant de la limite partielle à la négation complète de son droit à l’autonomie ;
de l’autre, le jeune est « empouvoiré » et l’adulte prend désormais la place de
l’accompagnant, en contrepartie d’une certaine forme de « gestion des risques ».
Fait remarquable, cette conception de l’enfant-acteur (empouvoiré) est par ailleurs
l’une des deux grandes options de la sociologie
de l’enfance contemporaine, l’autre étant l’enfant
comme « espace de déploiement des détermina
tions sociales transmises par certaines instances socialisatrices » (Leroy, 2020, 7). Dès lors, autant sur le terrain de la prise en
charge que dans les débats sociologiques, si une option est prise pour l’une ou
l’autre alternative théorique, la façon de concevoir la parole de l’enfant chan
gera du tout au tout : véritable point de vue enfantin (Clark, 2010) témoignant
d’une liberté d’action ou lieu du transfert de jugements reçus au travers de leur
socialisation, a fortiori ceux circulant dans la « vie de la classe »2 (Lignier &amp; Pagis,
2014, 49).</p>								</div>
				</div>
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									<p>Bien évidemment, les travailleurs sociaux négocient au quotidien entre ces<br />deux extrêmes, aucune situation empirique ne pouvant se satisfaire d’un accompagnement de principe. La variable d’ajustement la plus importante étant précisément la question de la vulnérabilité. Si la vulnérabilité « naturelle » de l’enfant<br />féconde les deux options théoriques présentées, le travail social doit composer<br />avec toute une série d’autres vulnérabilités : celles liées au genre, à l’ethnicité,<br />au faible support social, aux fragilités psychiques, au handicap, à la consommation<br />de substances, etc. Un exemple concret en province de Luxembourg est la difficulté<br />liée à la mobilité. Les villages sont distants, l’offre de bus est limitée, certaines villes<br />ne possèdent pas de gares, différents services sont manquants (dans le domaine<br />de la santé par exemple). Par conséquent, certains jeunes ne sont pas en mesure<br />de consulter un psychologue à moins d’accepter de rater leur « dernier bus »,<br />d’autres sont inscrits en école spécialisée alors qu’ils n’ont aucune difficulté<br />particulière parce que c’est la seule école accessible près de chez eux, etc.<br />La vulnérabilité liée à la mobilité vient accentuer l’accès déjà inégal des différentes classes sociales à tous les services socio-psycho-éducatifs. « L’accès au sport est vraiment hyper important pour nous, c’est une soupape, c’est une ouverture<br />aux autres… La problématique de la mobilité impacte énormément cela » (Gisèle,<br />criminologue de Parquet). En conséquence de quoi certains assistants sociaux sont<br />contraints de faire leurs entretiens « en voiture », d’allonger un peu les journées<br />pour raccompagner ici ou là, afin de conserver le lien avec le jeune ou simplement<br />de rendre service, etc. Pour s’en sortir, on comprend que le parent doit non seulement posséder une voiture mais aussi avoir un employeur qui propose des horaires<br />flexibles. Sans surprises, les enfants des classes populaires sont ceux qui souffrent<br />le plus, par capillarité, de la mobilité catastrophique dans la province.</p>								</div>
				</div>
				</div>
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										</figure>
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									<p>Cette question de la mobilité est utile à la démonstration que l’enfant est
un acteur, un « être au présent » autant que l’enfance est une catégorie sociale
traversée par des inégalités structurelles (Sirota, 2019). Nous ne devons donc pas
faire l’économie de questions suivantes : comment
l’enfant se représente ces inégalités ? Comment
est-il en mesure de les négocier ? Ces questions
impliquent de prendre en compte sérieusement le point de vue de l’enfant, voire de contribuer à alimenter une culture de sa parole
(Marquet &amp;amp; Merla, 2015)</p>								</div>
				</div>
					</div>
				</div>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Les droits de l’enfant selon les enfants : essai d’analyse
structurale</h2>				</div>
				</div>
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									<p>Travailler avec la parole de l’enfant n’est pas chose aisée car celle-ci est communément considérée comme une parole suspecte. Pagis &amp; Simon (2020) évoquent
pour battre en brèche cette parole que l’on soupçonne d’être incompétente
(incapable de répondre aux questions) et instable et donc peu fiable (les enfants
changeraient trop souvent d’avis). La deuxième difficulté est méthodologique et
concerne « l’asymétrie de la relation d’enquête entre un.e adulte et un.e enfant »
(Idem, 10). Pour cela, les socio-anthropologues doivent ruser : faire les entretiens
avec des binômes d’enfants (Lignier &amp; Pagis, 2017), s’installer à côté de lui plutôt
qu’en face de lui, utiliser un médium ludique, conserver un protocole de recherche
qualitative flexible (Dubois, 2024). Enfin, il est crucial de ne pas faire l’impasse sur
la contribution significative des enfants à la dynamique familiale (Dubois, Lahaye
et Aujoulat, 2021), ce qui implique d’être attentif aux potentiels conflits de loyauté
d’enfants qui ont tendance à protéger leurs parents (Pirskanen et al., 2015), etc.</p>								</div>
				</div>
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				<div class="elementor-widget-container">
									<p>Les trois entretiens dont nous allons ici analyser quelques extraits ont été réalisés en 2024 en province de Liège avec « Anne » (fille de neuf ans, en binôme
avec sa petite sœur de six ans, qui n’apparaît pas dans les extraits ci-dessous),
« Marie » (fille de douze ans) et « Pierre » (garçon de quatorze ans). « Pierre »
et « Marie » sont frères et sœurs mais ont préféré réaliser l’entretien séparément.
Les trois enfants sont scolarisés et inscrits à des activités extra-scolaires, les parents
sont ensemble et ont un métier stable, à temps plein. On peut raisonnablement
considérer ces familles comme étant issues de la classe moyenne, sans vulnérabilités spécifiques. Le lieu de l’enregistrement, pour tous les trois, fut le salon familial
et nous sommes disposés diagonalement (afin d’éviter le face à face mais aussi une
trop grande proximité physique) devant le jeu. En effet, l’entretien est ludique et
s’appuie sur le jeu de cartes Eurochild qui contient vingt-quatre cartes représentant
de « vrais » [sic] droits de l’enfant et quatorze cartes représentant des « faux »
[sic] droits, accompagnés d’une ligne de texte en anglais. Du fait de la langue du
jeu, il leur fut demandé de décrire l’image (cette étape a finalement été conservée car elle ajoutait beaucoup d’humour et de complicité dans l’interaction) pour
que finalement nous traduisions la ligne de texte accompagnant l’iconographie.
Préalablement à l’entretien, il leur est rappelé qu’il n’y a pas de bonne réponse,
qu’il s’agit d’un échange dans lequel ils ont le droit de répondre par oui ou par
non, qu’ils sont libres de s’en aller quand ils le souhaitent et sans ma permission (cfr. Dubois, 2024). Les entretiens ont duré entre vingt et trente minutes et furent
un véritable succès, les enfants étaient enchantés des échanges et demandaient à
jouer à un autre jeu.</p>								</div>
				</div>
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				<div class="elementor-widget-container">
									<p>Concernant l’analyse présentée ici, il s’agit d’une analyse structurale (analyse
de contenu) menée à la manière de Hiernaux (1995) qui, selon nous, est particulièrement adaptée au discours des enfants (afin d’éviter les biais classiques liés à
l’enregistrement de leur parole précédemment évoqués). En effet, plutôt que de se
confronter aux contenus bruts des propositions, on espère identifier les « principes
d’organisation sous-jacents, les systèmes de relations, les schèmes directeurs,
les règles d’enchaînement, d’association, d’exclusion, d’équivalence » (Bardin,
2013, 278) et d’entrer dans ce qui compose les représentations des locuteurs,
leurs « évidences particulières » (Hiernaux, 2010, 57). Après avoir développé des
graphes spécifiques pour chacune des réponses, nous avons décidé d’en présenter
ici une version fusionnée tant ceux-ci semblaient se recouper.</p>								</div>
				</div>
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				<div class="elementor-widget-container">
									<p>Liste des extraits :
<ul>
<li>Anne 1 : Quels sont les droits de l’enfant ? Ben&#8230; Euh&#8230; Ben, les droits
de l’enfant, c’est ce que l’enfant peut faire et ce que l’enfant peut pas faire
(Q : Là, c’est «quels sont les droits de l’enfant ?» Ça, c’est plus compliqué, comme
question),</li>
<li> Anne 2 : Non, parce que ce n’est pas une vraie… Parce que, tu peux utiliser le papier toilette, mais, enfin, c’est quelque chose que, c’est comme
si, moi, je disais, tu as le « droit de parler », enfin, c’est une question&#8230;
[Q : C’est évident quoi, c’est normal ?] C’est évident ! (Q : Par exemple, là, vous
avez le droit d’utiliser le papier toilette, c’est vrai, mais est-ce que vous pensez qu’on
va l’écrire dans la loi ?),</li>

<li>Marie : Non, c’est pas un droit. Parce que ça, c’est de base. Tout le monde
a le droit (Q : Alors là, c’est chaque enfant a le droit d’utiliser le papier toilette.
Mais est-ce que tu penses que c’est un droit ?),</li>

<li> Pierre 1 : Pour moi, c’est une chose de base qu’on est obligé de respecter
parce que c’est, on va dire de la logique (Q : Et comment tu expliques que
tu as l’intuition ? Tu les connais mais sans les connaître [les droits de l’enfant].
Tu vois ce que je veux dire ?),</li>

<li> Pierre 2 : Pas illégale, mais on n’a pas vraiment tout à fait le droit ou
des choses comme ça de le faire (Q : Toi, tu penses que le droit est logique
surtout. Donc si une situation ne te semble pas normale, ça veut dire qu’elle
est illégale).</li>
</ul>
</p>								</div>
				</div>
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				</div>
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				<div class="elementor-widget-container">
									Commentaire analytique :
<p>Dans la structure de sens majoritairement parallèle (devenant une structure en
éventail en 2) présentée ci-dessus, deux univers structurent les représentations
que Anne, Marie et Pierre ont du monde du point de vue du droit (puisque le jeu
tout entier explorait cette question).</p>								</div>
				</div>
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				<div class="elementor-widget-container">
									<p>Du côté de ce que les enfants identifient comme du non-droit (« pas illégale,
mais&#8230; »), ils intègrent les prescriptions qui concernent tout le monde mais qui ne
sont pourtant l’objet d’aucune contrainte légale : les exemples qu’ils utiliseront
sont soit originaux, comme « avoir le droit de parler » soit tirés du jeu à l’instar
« d’utiliser le papier-toilette » et correspondent à l’idée platoni cienne qu’on ne
peut « interdire de pleurer ».</p>								</div>
				</div>
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									<p>D’autres extraits permettant d’enrichir le commentaire de cette structure
dédoublent cependant cet univers de sens. En effet, sont également inclus les
manières de table (« ne pas roter ») et les comportements prescrits (« être poli »,
« ne pas dire de gros mots »). Plus généralement, les règles non-écrites évidentes
le sont soit parce qu’elles leurs apparaissent comme fondamentales/triviales
(parler, bouger, penser, respirer, etc.) ou nécessaires (être poli, respecter autrui, etc.). Ces règles non-écrites évidentes, si elles peuvent être l’objet de
« réprimandes » (les deux figures d’autorité classiques sont évoquées à ce sujet : le parent et l’enseignant), n’en sont pas moins non-obligatoires puisque dépendantes du contexte, ou plutôt de la présence ou non de la figure d’autorité : « Ben, à l’école, on va dire qu’on n’est pas
surveillé quand&#8230; Ben, pas vraiment surveillé quand
on mange. Du coup, s’il y a un moment, il y en a
un qui rote et&#8230; On ne va pas vraiment dire « pardon »
ou quoi » (Pierre).</p>								</div>
				</div>
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									<p>L’autre univers de sens renvoie quant à lui à ce que les enfants identifient
comme relevant de prescriptions légales. Premier fait remarquable, ils se
représentent le droit comme quelque chose qui ne concerne pas tout le monde
indifféremment. En effet, le droit est conçu comme étant spécifique à un public particulier : « Euh, non. Non. Et les enfants handicapés » (Anne répondant à la
question : « Et les enfants qui n’ont pas de parents, par exemple. Est-ce qu’ils
ont les mêmes droits ? »). À la fois logique (protection contre la torture, contre
la maltraitance, le meurtre, etc.) et non-évidente – puisque sont exclues les règles évoquées dans l’autre univers de sens –, la prescription légale est présentée
comme obligeant le respect, indépendamment du contexte. Ultimement,
les enfants se représentent les droits de l’enfant comme une série de permissions
et d’interdiction limitant leur capacité d’action (je peux ou je ne peux pas faire).
On peut faire l’hypothèse que cette manière de se représenter leurs droits
spécifiques doit énormément à la manière dont les figures d’autorité (principalement les parents et les professeurs) s’adressent à eux. Le syntagme « tu n’as pas
le droit » étant utilisé de manière indiscernable par ces dernières pour évoquer
une règle de bienséance ou une prescription légale. Or, le stéréotype le plus
tenace à l’égard du rapport au droit des enfants serait leur incompétence
(cfr. supra) dans la mesure où on les présente bien souvent comme incapables de
distinguer par exemple une règle imposée dans l’unité familiale d’une prescription
de droit international. Sans être en mesure d’identifier à quel article ou à quelle
jurisprudence telle ou telle prescription renvoie – à l’instar d’une grande partie
de la population adulte –, on peut constater ici que leur compréhension de ce
qui relève ou non du droit est bien plus élaborée que ce que ce stéréotype prétend. Cette indiscernabilité supposée, bien que présente (en 2), n’est que la partie
finale de la structure autant que la partie émergée de l’iceberg et est bien trop
insuffisante que pour exprimer la compréhension du droit des enfants.</p>								</div>
				</div>
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				</div>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Abschluss</h2>				</div>
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									<p>L’enfant, cet être vulnérable, à partir duquel le droit, les sciences et le travail
social oscillent entre sa protection et son autonomie, son intérêt et sa parole,
l’objet de nos soins et le sujet-acteur dont on constate la dépendance autant que
l’agentivité, est un « être au présent » (Sirota, 2019, 37). Cela n’empêche que
l’enfant, en tant que catégorie sociale, est traversée par des inégalités structurelles
et des déterminations qui demandent l’ajustement constant des professionnels
du secteur jeunesse. On a constaté à quel point la seule question de la mobilité,
problématique cruciale de la province de Luxembourg, était une vulnérabilité prégnante, un catalyseur de toutes les autres inégalités structurelles et une variable
d’ajustement importante du travail social.</p>								</div>
				</div>
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									Si certains travailleurs sociaux font tout de même le choix d’empouvoirer
le jeune en travaillant avec sa parole quitte à « l’accompagner dans le mur »,
d’autres assument la part de maltraitance propre à décider pour lui, pour peu que
cela soit dans son « intérêt ». Comme le rappelait Mélis (2023), n’est-il pas capable
de nous dire ce dont son intérêt relève ? Toutefois, travailler avec la parole de
l’enfant est un défi majeur pour lequel à peu près tous les acteurs sont démunis.
Il s’agit d’un grand chantier, qui demande d’abord de se défaire des stéréotypes
liés à cette parole soupçonnée d’incompétence et d’une trop grande versatilité
(Pagis &amp; Simon, 2020). Parallèlement, il s’agit de prendre au sérieux cette parole et de s’y adapter, grâce à des dispositifs flexibles et facilement adaptables
(Dubois, 2024). Le jeu en vaut cependant la chandelle. Notre modeste contribution montre à quel point les représentations élaborées des enfants vis-à-vis des
prescriptions auxquelles ils font face dans le monde social viennent réinterroger
leur incapacité supposée à distinguer une règle tacite dans l’environnement
familial d’une prescription légale.								</div>
				</div>
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									<p>En s’intégrant à la communauté des pairs, désireuse de démultiplier les outils
et les manières d’accéder au point de vue enfantin, c’est l’enfant comme interlocuteur et comme partenaire qu’on espère instaurer, par-delà tout vœu pieux.</p>								</div>
				</div>
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					<h3 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Références bibliographiques</h3>				</div>
				</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-3910420 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="3910420" data-element_type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<ul><li>Alalen, L. (1988). Rethinking Childhood. Acta Sociologica, 31(1), 53-67.</li><li>Bardin, L. (2013). L’analyse de contenu. Presses Universitaires de France.</li><li>Clark, A. (2010). Young children as protagonists and the role of participatory visual methods in engaging<br />multiple perspectives. American Journal of Community Psychology, 46(1-2), 115-123.</li><li>Dekeuwer-défossez, F. (2012). L’instrumentalisation du discernement de l’enfant. Recherches familiales,<br />9(1), 163-171.</li><li>Dubois, A.-C., Lahaye, M. &amp; Aujoulat, I. (2021). From research‘on’to research‘with’children about their<br />family lives : a scoping review of ethical and methodological challenges. Child : Care, Health and Development,<br />48(2), 203-216.</li><li>Dubois, A.-C. (2024). Regards croisés de parents, d’enfants et de professionnels sur le vécu du burnout parental<br />et sur ses conséquences pour les enfants. Une recherche qualitative et participative [Thèse de doctorat, UCLouvain].</li><li>Gramsci, A. (1975). Quaderni del carcere (4 vol.). Einaudi.</li><li>Hiernaux, J.-P. (1995). Analyse structurale de contenus et modèles culturels. Dans L. Abarello, (et al.).<br />Pratiques et méthodes de recherche en sciences sociales (pp. 111-144). A. Colin.</li><li>Hiernaux, J.-P. (2010). Analyse structurale de contenu et soutiens logiciels : une introduction au projet<br />Anaconda. Recherche Qualitative, 9, 56-82.</li><li>Lahire, B. (2023). Les structures fondamentales des sociétés humaines. La Découverte.</li><li>Leconte, A. (2023). L’intérêt supérieur de l’enfant : vers l’européanisation d’une notion internationale ?<br />Pensée plurielle, 57, 19-38.</li><li>Leroy, G. (2020). « Les sociologies de l’enfance face à la parole enfantine », Recherches en éducation, 39.<br />https ://journals.openedition.org/ree/289</li><li>Lignier, W. &amp; Pagis, J. (2014). Inimitiés enfantines. L’expression précoce des distances sociales. Genèses,<br />96, 35-61.</li><li>Marquet, J. &amp; Merla, L. (2015). L’intérêt supérieur de l’enfant dans la mosaïque familiale : ce que cela<br />signifie pour les enfants. Observatoire de l’Enfance, de la Jeunesse et de l’Aide à la Jeunesse.</li><li>Mathieu, G. &amp; Rasson, A.-C. (2018). Les droits de l’enfant dans l’environnement numérique : à la recherche<br />d’un subtil équilibre entre protection et autonomie. Dans H. Jacquemin &amp; M. Nihoul M. (dirs.). Vulnérabilités<br />et droits dans l’environnement numérique (pp. 395-464). Larcier.</li><li>Mayall, B. (2015). The sociology of childhood and children’s rights. Dans W. Vandenhole, E. Desmet &amp; D.<br />Reynaert (dirs.). Routledge International Handbook of Children’s Rights Studies, Routledge.</li><li>Mélis, S. (2023). La notion juridique d’intérêt de l’enfant en protection de l’enfance. Pensée plurielle, 57,<br />39-47.</li><li>Octobre, S. &amp; Sirota, R. (2021). Introduction. Penser les inégalités dans l’enfance. Dans Inégalités<br />culturelles : retour en enfance (pp. 9-37). Ministère de la Culture – DEPS.</li><li>Pagis, J. &amp; Simon, A. (2020). Introduction : Du point de vue des enfants. Bulletin of Sociological Methodology/<br />Bulletin de méthodologie sociologique, 146, 7-15.</li><li>Paré, M. &amp; Bé, D. (2020). La participation des enfants aux procédures de protection de la jeunesse<br />à travers le prisme de la vulnérabilité. Les Cahiers de droit, 61(1), 223-272.</li><li>Pirskanen, H., Jokinen, K, Kallinen, K., Minna, H.-V. &amp; Rautakorpi, S. (2015). Researching Children’s<br />Multiple Family Relations : Social Network Maps and Life-Lines as Methods. Qualitative Sociology Research, 11(1),<br />20-69.</li><li>Portmann, A. (1990). A Zoologist Looks at Humankind. Columbia University Press.</li><li>Sirota, R. (2019). Positions et dispositions de la sociologie de l’enfance. Retours sur les processus<br />de socialisations. Dans S. Depoilly &amp; S. Kakpo (dirs.). La différenciation sociale des enfants. Enquêter sur et dans<br />les familles (pp. 27-52). Presses universitaires de Vincennes</li></ul>								</div>
				</div>
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